Le Nouvel An comme porte symbolique : retrouver la clé du changement intérieur

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Le Nouvel An comme porte symbolique : retrouver la clé du changement intérieur

  • 28-12-2025
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Ce texte explore le Nouvel An comme une porte symbolique, un passage qui donne l’illusion ou l’élan d’un renouveau. À travers une métaphore du jardin et l’hypnose conversationnelle HyCSI, Sandra Depasse montre que le véritable changement ne dépend pas d’une date, mais des micro‑décisions quotidiennes et de la clé intérieure que chacun porte déjà en soi.

On raconte que les humains ont inventé le Nouvel An comme on invente une porte dans un mur trop long. Une ouverture symbolique, un passage que l’on décide de franchir pour se donner l’illusion, ou l’espoir, que de l’autre côté, quelque chose sera différent. Comme si, en changeant un chiffre sur le calendrier, on pouvait changer de peau. Cette nuit-là devient un sas magique où l’on dépose ses vieilles habitudes comme des manteaux trop lourds, persuadés qu’au matin, on marchera plus léger.

Cette croyance n’est pas nouvelle. Dans la Babylone antique, on faisait déjà des promesses aux dieux au moment du passage à la nouvelle année, convaincus que tenir parole assurerait protection et prospérité. Depuis, la tradition s’est transformée, s’est laïcisée, mais elle garde la même fonction : offrir un point de bascule, un moment où l’on se raconte que tout peut recommencer.

Et parfois, oui, cette croyance agit comme un levier puissant. Elle donne l’élan, l’impulsion, la permission intérieure de dire : maintenant. Pour certains, c’est une rampe de lancement. Pour d’autres, un piège subtil : celui d’attendre une date pour oser vivre, celui de croire que le changement dépend d’un événement extérieur plutôt que d’un mouvement intime.

En cabinet, nous voyons souvent cette tension. Une femme venue en janvier espérait “un nouveau départ”. Deux semaines plus tard, tout s’était effiloché. Elle se sentait en échec, persuadée de manquer de volonté. En hypnose, nous avons exploré autre chose : non pas la résolution, mais le rythme. Je lui ai proposé d’imaginer sa vie comme un jardin. Le Nouvel An n’était qu’une pluie soudaine, agréable mais brève. Utile pour réveiller une terre sèche, mais insuffisante si l’on ne s’en occupe qu’une fois par an.

Le véritable changement ne se loge pas dans une nuit particulière. Il se tisse dans les interstices du quotidien, dans les micro-décisions, dans les permissions que l’on se donne enfin. Le Nouvel An peut être une porte, oui. Mais il n’est pas la clé. La clé, c’est la personne elle-même, quelque soit le jour ou l'heure.

Nous vous souhaitons une année où vous trouverez cette clé...

Sandra Depasse Absolem Formations